Votre extincteur est en fonction depuis un certain moment et vous vous demandez s’il est temps de le faire partir à la retraite… Grand(e) sentimental(e), après tout ce que vous avez traversé ensemble, vous aimeriez faire encore un bout de chemin avec lui. Mais un extincteur fatigué ne peut plus assurer votre sécurité comme au premier jour… Que faire ? Comment savoir s’il est tout juste bon pour faire office de décoration ou carrément pour la casse ? Est-il possible de lui offrir une seconde jeunesse afin de prolonger sa durée de service ? Autant de questions auxquelles il n’est pas toujours facile de répondre… Voici donc un résumé des informations principales à connaître à ce sujet.

La règlementation officielle

Avoir à sa disposition un matériel maintenu en bon état de fonctionnement constitue un objectif règlementaire fondamental. Il est, en effet, primordial d’être protégé de façon effective et l’efficacité des extincteurs dépend de leur bonne maintenance.

C’est à la norme NFS 61-919 qu’il faut se référer en la matière. Elle distingue deux types de contrôle :

  • Les inspections qui peuvent être effectuées par l’utilisateur ;
  • La maintenance qui doit être effectuée par une personne compétente.

Les inspections sont volontaires. Elles peuvent être faites tous les trois mois, mais il est préférable de les faire tous les mois. Lors d’une inspection, le personnel de l’établissement ou un vérificateur qualifié s’assure que :

  • Tous les appareils sont à la place prévue ;
  • Ils sont parfaitement accessibles, bien visibles et en bon état extérieur ;
  • Leur mode d’emploi est apposé, lisible et orienté vers l’extérieur ;
  • Les aiguilles de l’indicateur de pression sont situées dans la partie verte (pour les extincteurs possédant un manomètre) ;
  • Les scellés de sécurité sur la goupille ne sont ni brisés ni manquants.

La maintenance, elle, doit être effectuée tous les ans, avec une tolérance de plus ou moins deux mois, par une personne compétente. Mais qu’entend-on par « personne compétente » direz-vous… C’est une « personne employée par une entreprise ou un organisme certifié et ayant la formation et l’expérience requise »[1]. La formation concernée donne accès au diplôme d’agent vérificateur d’appareils extincteurs. Lorsque ce dernier s’est acquitté de sa tâche, il doit inscrire « vérifié » et la date de vérification sur l’étiquette de l’extincteur.

Outre des spécificités particulières, les fréquences de révision et entretien sont les suivantes :

Qu’en est-il de la recharge et la révision ?

Toujours selon la norme NFS 61-919, la recharge, voire le remplacement, des extincteurs doit être effectuée après leur utilisation qu’elle ait été partielle ou totale. L’étiquette des extincteurs concernés par cette manipulation devra alors être mise à jour et comporter la mention « rechargé » ainsi que la date de la recharge.

La révision en atelier, quant à elle, doit être réalisée dans un atelier agréé par un des fabricants et qui dispose du matériel, du personnel et des documents adéquats. Vous pouvez trouver les informations à ce sujet dans l’annexe D de la norme susmentionnée. Toutefois, cette opération peut s’avérer onéreuse. Il peut donc être plus avantageux d’acheter directement un extincteur neuf.

Différents documents ont également été rédigés afin de guider au mieux les utilisateurs :

  • Le référentiel APSAD R4 édité par le CNPP définit les exigences minimales de maintenance auxquelles doivent répondre les installations d’extincteurs mises en place dans des bâtiments du secteur industriel, commercial ou tertiaire. Il peut servir de base contractuelle entre assureur et assuré ;
  • Le guide pratique pour la maintenance des extincteurs portatifs, mobiles et fixes est une très bonne source de renseignements

En complément, il est toujours utile d’effectuer les démarches suivantes :

  • Vérifier que les extincteurs sont toujours adaptés aux risques ;
  • S’assurer que leur emplacement est toujours bien approprié ;
  • S’informer sur les nouveaux types de matériels arrivant sur le marché.

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Lorsque vous avez répondu à ces obligations, il est important de bien les référencer dans le registre de sécurité afin d’avoir un suivi efficace de celles-ci.

[1] http://www.inrs.fr/media.html?refINRS=ED%206054

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